Créer un site internet

En finir avec notre addiction sourire et s ouvrir montpellier

En finir avec notre addiction à la consommation.

La société de (sur)consommation génère plus de frustration que de satisfaction, estime Elisabeth Laville d'Utopies, et les consommateurs sont sans doute les plus prêts à un allègement de nos modes de vie (ici, un client à Carrefour Nice Lingostière).

La surconsommation constitue l'un des défis planétaires à relever d'urgence, rappelle Elisabeth Laville, auteur de "Vers une consommation heureuse" (Ed. Allary), fondatrice d'Utopies et de Mescoursespourlaplanete.com et intervenante lors du World Forum Lille (21-24 octobre).

L'un des tabous les plus fragrants de notre société est notre addiction à la (sur)consommation. Car le monde entier, et plus seulement occidental, a aujourd'hui une religion : la consommation. Persuadés qu'elle est la clé de notre bonheur individuel, nous cherchons à consommer toujours plus, quitte à nous endetter jusqu'au bord du précipice. Persuadés qu'elle est la clé de notre bonheur collectif, nos hommes politiques ne parlent que de relancer ou d'augmenter la croissance et la consommation. Nouveau Dieu des temps modernes, la consommation n'est pas questionnée, sauf par quelques militants radicaux, qui servent de repoussoir au plus grand nombre pour éviter de se poser la question... 

Peur de la décroissance, menace sur l'emploi, volonté d'accumuler les biens ou les profits, crainte d'amoindrir son confort matériel ou son statut social, souci de non-ingérence dans la vie privée et l'espace de liberté que constituerait la consommation individuelle, ... : chacun d'entre nous, citoyen-consommateur évidemment, mais surtout dirigeant d'entreprise ou responsable politique, a au moins une bonne raison, et souvent plusieurs, de ne pas vouloir voir les excès qui caractérisent notre société de consommation. "Le mode de vie américain est non-ingérence la vie privée et l'espace de liberté que constiturait la consommation individuelle.

 : chacun d'entre nous, citoyen-consommateur évidemment, mais surtout dirigeant d'entreprise ou responsable politique, a au moins une bonne raison, et souvent plusieurs, de ne pas vouloir voir les excès qui caractérisent notre société de consommation. "Le mode de vie américain est non-négociable" avait annoncé, d'emblée, George Bush père à la conférence de Rio.  

Nous avons même mis en place des indicateurs subtilement conçus pour masquer le problème : ainsi les émissions de CO2 d'un pays sont-elles calculées, non pas sur la base de ce qui est consommé dans le pays, mais en fonction de ce qui y est produit... ce qui permet d'accuser les Chinois (dont une partie des émissions est liée à ce qu'ils produisent pour nous) et d'afficher des réductions d'émissions (alors qu'elles augmentent en réalité).  

Notre refus de voir le problème est d'autant plus paradoxal que, comme le montrent psychologues, économistes et écologistes, la société de (sur)consommation génère plus de frustration que de satisfaction, épuise les écosystèmes et échoue à répandre le confort matériel sur le plus grand nombre... Contrairement à une idée reçue, les consommateurs sont sans doute ceux qui, sous l'influence de la crise, sont les plus prêts à une transformation et à un "allègement" de nos modes de vie. Dans certains pays comme l'Angleterre, certains parlent même d'un "pic des objets" qui verrait, depuis le début des années 2000, notre consommation matérielle atteindre un seuil maximum puis décroître, alors que le PIB et la consommation continue à progresser.  

Article extrait de l'article de l'express.

Cet article peut vous intéresser : Ces bienfaits de la méditation

 Découverte et initiation à la Méditation sur le cœur

Aidez les enfants du Rajasthan. Merci pour eux !

 

consommation stop a la consommation